Les chamans du Ladakh

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Caractérisé par la maîtrise du feu et du voyage extatique de l’âme, le chamanisme cohabite pacifiquement avec Bouddhisme et Islam, les deux religions dominantes du Ladakh, petite enclave tibétaine du Cachemire, au nord de l’Inde. Il demeure très actif dans les villages de la vallée de l’Indus où lhabas et lhamos officient à la demande de la communauté. Par le truchement d’une transe, toujours très impressionnante, les chamans deviennent progressivement “habités” par la divinité qu’ils invoquent, qui les investit du pouvoir de divination et d’exorcisme, les rend capables de soigner et parfois guérir. Quant à l’extraction du mal, poison ou corps étranger, les instruments diffèrent selon les officiants : aspiration à travers un “damaru”, un tambour rituel, un chalumeau, notamment dans le cas d’opérations délicates, ou encore succion directe à même le corps. Les plus qualifiés pratiquent le dangereux “mengak”, qui fait appel à la maîtrise du feu. Ici, le lhaba ou la lhamo se saisit d’un couteau planté dans des braises pour lécher la lame chauffée à blanc et envoyer sur les parties du corps à traiter un jet de salive au pouvoir supposé curatif. Il serait excessif cependant d’attribuer aux chamans des pouvoirs illimités. Eux mêmes ne prétendent pas à l’infaillbilité et n’hésitent pas à renvoyer leurs patients vers un médecin tibétain ou occidental, lorsqu’ils s’estiment incompétents. Ils n’exigent enfin aucune rétribution particulière et les offrandes en argent ou en nourriture qu’ils reçoivent sont laissés à la discrétion de leurs visiteurs. On devient chaman par élection divine et le don de Dieu ne se monnaie pas…